Edito : Liberté de posséder, égalité face au droit de propriété et fraternité dans la possession

Liberté de posséder, égalité face au droit de propriété et fraternité dans la possession

Liberté de posséder, égalité face au droit de propriété et fraternité dans la possession.

À qui appartient chaque pays ? 

Que ce soit à l’Eglise, à l’Etat, à l’Armée, aux municipalités, aux grandes familles, aux groupes étrangers ou encore aux banques et compagnies d’assurance, force est d’admettre que les pays n’appartiennent pas aux citoyens qui les composent. Les frontières ont été dessinées en des temps qui nous sont inconnus, statués par des personnes qui en avaient le pouvoir ou bien qui se le sont approprié et qui perdurent uniquement au travers de la vulnérabilité d’une population en quête de repères. 

Aujourd’hui, les « protecteurs » de ces frontières ne sont ni plus ni moins leurs dirigeants politiques qui obtiennent ce droit ni par succession, ni par mérite mais par campagne électorale aux allures de publicité à leur effigie. Tout citoyen qui vote pour ou contre accepte, indirectement ou non, de remettre le droit de « possession » de ces dites frontières au candidat mandaté.

De ce fait, le droit de vote, considéré comme étant une « liberté fondamentale », qu’il soit par conviction ou dans la seule volonté de contrer une politique non souhaitée s’inscrit dans une forme d’acceptation, directe ou non, à un système politique dont les rouages semblent de plus en plus flous et dont les mécanismes pour en sortir en sont de plus en plus limités.

Pour adhérer à un club privé, grossièrement, il suffit de signer un droit d’entrée et pour en sortir, de partir. Dans une mafia, l’adhésion se fait de gré et parfois de force et ne se quitte qu’une fois décédé. Le système politique, lui, s’intègre dans un maximum de cinq jours après la naissance, par une signature apposée sur un papier où est inscrit le nom de l’enfant en lettre majuscule et le tampon de la mairie locale, signé de la main d’un des deux parents. Parent qui n’a d’autre choix que de signer, se mettant en situation d’illégalité le cas échéant, passible de prison, d’une amende et probablement du retrait du droit parental. Il est difficilement envisageable de pouvoir sortir de ce système qui nous est manifestement imposé, qui nous rattrape et dont les sanctions pour quelque manquement sont sévères. 

Ce système dans sa globalité est construit pour nous apprendre à faire ce que l’on nous dicte de faire, de couper l’humain de son instinct et de ses richesses intérieures. Dans le cas où nous souhaiterions faire différemment, construire un système alternatif avec des valeurs communes de paix et de respect semble complexe face au rouleau compresseur et à la mainmise de l’État sur l’ensemble des aspects de nos vies. 

Pourtant, faire partie de ce système ou non est un choix qui devrait être à la portée de tous, une liberté de l’individu ; un « laissez vivre » auquel chaque être humain, dans sa nature la plus profonde, devrait pouvoir s’approprier sans rencontrer de résistance.

Hélas, l’obtention d’un retour à la liberté la plus fondamentale qui soit demandera bien des sacrifices face à des élites qui perdraient leurs privilèges à rendre possibles de telles éventualités. Pour autant, l’humain dans sa puissance saura prouver, dans l’union, qu’un nouveau monde est possible.

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