Enfants & vaccination obligatoire : de l’inutilité à la rentabilité

bébé pleurs vaccination

Que penser des obligations vaccinales en France en 2022 ?

La loi de financement de la sécurité sociale votée en décembre 2017 a élargi l’obligation vaccinale pour les enfants de moins de deux ans nés après le 1er janvier 2018 de trois à onze vaccins.

La balance bénéfice/risque de chaque vaccin a été présentée aux parlementaires de façon ni démocratique (« la vaccination ne se discute pas ! »  Marisol Touraine) ni scientifique. Les députés ont été manipulés par l’une d’entre eux racontant qu’elle a perdu un enfant parce qu’il n’avait pas été vacciné. Cette « histoire de chasse » suscite la compassion mais ne fait pas la science.

Face à l’omerta qui affecte le faible bénéfice et la sous-estimation des effets secondaires de nombreux vaccins, il convient de garantir la transparence du débat et de répondre aux arguments du gouvernement et affidés trop liés avec les firmes pharmaceutiques qui défendent cette mesure globalement inutile en France en 2022.

 
Les pestes mortifères qui ont modelé l’histoire ont été principalement vaincues par l’hygiène

En 4O4 avant Jésus-Christ, Sparte a vaincu Athènes grâce à une « peste » (vraisemblablement la typhoïde) qui a ravagé sa rivale.  La fin du féodalisme européen a été hâtée par la peste noire qui a décimé les serfs. La première république noire (Haïti) est née en partie grâce à la fièvre jaune qui a décimé les troupes napoléoniennes. La Grande Armée a été davantage décimée par le typhus que par les armes. Le choléra connu en Inde depuis l’antiquité et transporté par bateau en Europe a gravement menacé les grandes villes industrielles. La tuberculose qui sévit depuis l’ère préhistorique, popularisée par les héroïnes romantiques a représenté la mort lente du 19ème siècle.

Toutes ces épidémies mortifères ont été contenues ou éradiquées avant tout par l’hygiène. La peste noire a été vaincue par la chasse aux rats et aux poux. Le choléra, la typhoïde, la dysenterie, hépatites A et E, la poliomyélite qui se transmettent par l’eau contaminée ont été éliminées par le traitement des eaux usées et l’alimentation en eau potable. Le typhus exanthématique véhiculé par les puces ou les poux a été stoppé par le nettoyage soigneux des vêtements et l’hygiène corporelle. La tuberculose a fortement reculé avec l’adoption de conditions de vie saine ; la vaccination par BCG réduisait le risque de méningite tuberculeuse mais sans empêcher les atteintes pulmonaires ni la transmission et c’est l’utilisation de thérapies antibiotiques qui permet d’éviter sa diffusion.

Les épidémies véhiculées par les moustiques (paludisme et fièvre jaune) sont plus difficiles à contrôler. La fièvre jaune bénéficie heureusement d’un vaccin très efficace à vie après une seule injection, mais le paludisme reste responsable de plus de 600 000 décès annuels dans le monde.

Le Sida a été contenu par l’hygiène (préservatifs, seringues à usage unique) et les médicaments anti viraux. Malgré 40 ans de recherche et des centaines de millions investis, aucun vaccin efficace n’a été mis au point malgré un récent communiqué de presse de Moderna claironnant, comme pour le Covid sans publication scientifique probante, un médicament à ARN messager prétendu efficace à 97%(1).

La variole a été éradiquée par la vaccination couplée aux mesures d’endiguement. Les vaccins utilisés à l’époque, efficaces, exposaient au risque d’encéphalite mortelle. Un de leurs successeurs est maintenant proposé pour la variole du singe, mais sans aucun essai randomisé de l’efficacité réelle ni de ses dangers.

Ainsi, au total sur ces 11 pestes mortifères, 7 (peste, choléra, typhus, typhoïde, dysenterie, hépatite A, poliomyélite) ont été vaincu par l’hygiène, deux (sida, tuberculose) sont contenues par l’hygiène et les médicaments, et seulement deux (variole, fièvre jaune) prévenues par la vaccination. Dans cette victoire contre les grandes pestes historiques, les vaccins n’ont joué qu’un rôle très marginal contrairement à ce que répètent sans modération les propagandistes de la vaccination.

Etat actuel de la science 

Depuis la quasi-disparition des grandes épidémies mortelles dans les pays riches, l’industrie pharmaceutique centre sa propagande sur des maladies bénignes ou devenues très rares en médiatisant des accidents exceptionnels, réactivant les peurs du passé. En France de 2022, le vaccin antipolio est inutile, sa prévention étant assurée par l’eau potable. Le tétanos n’est pas une maladie contagieuse et son vaccin ne constitue qu’une protection personnelle globalement inutile en France en 2022, sauf pour quelques professions à risque. Le vaccin anti-diphtérie, qui n’empêche pas la transmission, ne donne qu’une protection individuelle très courte : 25% à 37% des enfants ne sont plus immunisés un an après les trois injections (Chen et al. 1956, Guerin et al. 1988). L’obligation légale pour ces trois vaccins est donc devenue médicalement très discutable(2).

 

médicalement discutable

 

Le vaccin anti-coquelucheux, peu efficace, ne prévient pas la transmission de B pertussis. La Suède l’a abandonné dès 1979 à cause de ses risques et parce qu’il n’empêchait pas les épidémies chez les vaccinés. Elle reste d’ailleurs endémique malgré une couverture vaccinale importante.

Le vaccin contre l’Hépatite B est totalement inutile chez le nourrisson, car l’hépatite B ne se transmet que par le sang, l’aiguille ou les relations sexuelles. De plus, l’immunité aura vraisemblablement disparu au début de la période à risque (adolescence). Il s’est révélé inefficace sur la prévention des cirrhoses et du cancer du foie dont les incidences ont fortement augmenté depuis la vaccination. Elle a été suivie d’une augmentation de fréquence de sclérose en plaque avec un pic de déclarations en 95/96 correspondant au pic des doses vendues en France et de myofasciite à macrophages dont le lien de causalité avec la vaccination a été reconnu par le Conseil d’Etat en mai 2016(3).

Le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) suscite toutes les polémiques. Jadis lorsque les enfants contractaient les cinq maladies bénignes (rougeole, roséole, varicelle, oreillons, rubéole) dans l’enfance, les mères étaient tranquilles, après quelques jours d’absence à l’école. En France, la rougeole reste une maladie bénigne sur terrain sain, les quelques décès (un en moyenne par an) instrumentalisés par la ministre sont survenus essentiellement chez des immunodéprimés qui seraient vraisemblablement morts d’autres infections s’ils n’avaient pas rencontré la rougeole. La vaccination n’empêche pas la propagation du virus même quand le taux de vaccination atteint 95 % voire 99% comme aux USA ou en Chine. Ainsi, quand le gouvernement prétend qu’être vacciner, c’est être protégé, c’est relatif.

Les enfants non vaccinés ne mettent pas les autres en danger !(4)

Le grand argument répétitif visant à culpabiliser la population réticente est qu’abolir l’obligation entraînerait la mise en danger de la population par les non vaccinés. Comment peut-on y croire alors que la situation sanitaire des pays européens sans obligation vaccinale (nord de l’Europe, Angleterre ou Allemagne) est égale ou meilleure que la nôtre et que des millions de voyageurs non vaccinés passent chez nous venant de pays ou la vaccination n’est pas obligatoire ?

Les effets secondaires des vaccins sont volontairement ignorés

Le suivi pharmacologique est extrêmement défaillant en France comme le montrent les scandales sanitaires à répétition de l’hormone de croissance, du sang contaminé, de l’Isoméride, de la Dépakine et plus récemment du Médiator et du Levothyrox. Une large étude canadienne, publiée en 2015, montre que les enfants non vaccinés sont moins souvent malades, font moins de bronchites, moins d’allergies, et ne mettent pas la santé des autres en péril. A ce jour, aucune étude exhaustive ni même partielle n’est disponible sur les effets secondaires qui sont tout simplement niés par le ministère. Apprenti-sorciers en quelque sorte, car si l’on examine les données de la HAS, qui précèdent l’autorisation de remboursement et son taux, force est de constater qu’aucune étude de morbidité/mortalité comparée sur population vaccinée et non vaccinée n’est relatée ni prise en compte pour obtention d’AMM et encore moins pour justifier l’obligation ! On craint les complications de certains vaccins que les lobbies et le gouvernement voudraient rendre obligatoires comme le Gardasil, qui n’a toujours pas démontré son efficacité dans la prévention du cancer invasif du col mais qui est suivi au contraire d’une augmentation paradoxale de risque chez les vaccinées et qui a déjà fait de nombreuses victimes neurologiques et décès(5).

 

Jadis, le vaccin était un produit de santé. Il est malheureusement devenu, depuis les années 80, un produit essentiellement marchand avec un chiffre d’affaires mondial passé de 6 milliards d’euros en 2006 à 32,3 milliards de dollars en 2014 et devrait avoisiner les 80 milliards de dollars en 23(6). Une telle explosion des bénéfices a généré (et génère toujours) de nombreuses dérives (corruption) qui ont alimenté la méfiance de nos concitoyens. La perte croissante de confiance envers les vaccins marque la fin d’une époque de la sacralisation de la parole des « sachants ».

Seule la transparence, la fin de la censure et un débat démocratique réel permettraient un choix éclairé dont on est peu habitué dans le domaine de la vaccination. Il ne faut pas craindre le débat sur la politique vaccinale française, faire confiance à l’intelligence collective, à la capacité de compréhension des uns et des autres, loin des oukases de l’ancien temps(7).

 
La vaccination ne devrait-elle pas, comme pour tout traitement, être adaptée à chaque personne, à son état de santé et ses risques personnels et son acceptation soumise au consentement éclairé de chacun ?
 
Dr Gérard Delépine, 
Chirurgien Oncologue et Statisticien C
Sources :
(1) Ouest France. « Un vaccin efficace à 97 % contre le sida ? Ce que l’on sait des recherches en cours ». Publié le 6 avr 2021. Consulté le 17 juil 2022 sur www.ouest-france.fr/sante/sida/un-vaccin-efficace-a-97-contre-le-sida-ce-que-l-on-sait-des-recherches-en-cours-d0e28c44-96de-11eb-ba63-dd87e37c9e97


<(2) Agoravox. « Vaccination : diphtérie, tétanos, poliomyélite (DTP) obligatoire ou pas ? disponible ? justice concernée ?[1] ». Publié le 4 mars 2018. Consulté le 17 juil 2022 sur www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vaccination-diphterie-tetanos-202051
(3) Agoravox. « Effet paradoxal du vaccin anti-hépatite B : augmentation du nombre de cancer du foie après vaccination. Recul de 25 ans ». Publié le 23 déc 2018. Consulté le 17 juil 2022 sur www.agoravox.fr/tribune-libre/article/effet-paradoxal-du-vaccin-anti-211018
(4) La (bonne) santé des enfants non vaccinés : Au-delà de la polémique ! – broché – Dr. Françoise Berthoud. Edition Jouvence. Paru le 21 mars 2022. Consulté le 17 juil 2022.


(5) Hystérie vaccinale et  vaccinale: Vaccin Gardasil et cancer: un paradoxe.  N et G Delépine,  Ed Michalon, Paru en oct. 2018. Consulté le 18 juil 2022.
(6) Nexus. « Vaccins : un plan mondial », mars 2019 – Nexus #121 (Article en accès libre) Publié le 21 févr 2022. Consulté le 18 juil 2022 sur www.nexus.fr/actualite/vaccin/plan-mondial-121/
(7) Agoravox.  « Vaccins obligatoires et éthique médicale ? Qu’est devenue la référence au code de Nuremberg ? ». Publié le 4 mars 2018. Consulté le 18 juil 2022 sur www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vaccins-obligatoires-et-ethique-198991

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